Aide méthodo 6e : savoir se repérer

Je co-anime l’aide méthodo en 6e avec 4 professeurs disciplinaires (maths, histoire-géo et SVT). Notre objectif est d’apporter un maximum de méthodologie à nos élèves. Tous les ans, notre programmation évolue car nous nous adaptons à nos élèves … et que nous apprenons des erreurs passées !

Cette année, nous fonctionnons en séquences. Nous avons également décidé de demander aux élèves de remplir au fur et à mesure un sommaire, ce qui nous permet très régulièrement de travailler le rangement des feuilles dans leur porte-vues.

Voici la première séquence : savoir se repérer

Elle se découpe en 6 séances :

  1. je repère les personnes ressources
  2. je me repère dans mon emploi du temps
  3. je repère le matériel dont j’ai besoin
  4. je me repère dans mes différents supports de cours
  5. je repère le sommaire d’un document
  6. je me repère au CDI

Voici les documents distribués aux élèves :

Je repère les personnes ressources : les élèves ont complété la fiche élève pendant le rallye de découverte du collège, lors de la rentrée.

Je repère le matériel dont j’ai besoin :

Je me repère dans mes différents supports de cours :

Je repère le sommaire d’un document : en tâche finale, les élèves doivent rédiger le sommaire de leur carnet de liaison.

Je me repère au CDI :

La prochaine séquence s’intitule : Bien écrire pour apprendre.

Punitions éducatives (triche pendant une élection et plagiat)

La principale m’a sollicitée pour construire 2 nouvelles punitions éducatives.

Pour rappel, j’accepte cette mission car je la considère dans mes missions d’enseignante et que j’apporte mon expertise info-documentaire dans le choix des documents fournis (adaptés à l’âge de l’élève sanctionné) et dans la manière de les exploiter.

Il s’agit cette fois-ci d’un cas de triche lors de l’élection des délégués de classe, un élève ayant voulu acheter (avec des bonbons !) les votes de ses camarades, et d’un cas de plagiat dans la rédaction d’un devoir en français. Dans ce deuxième cas, le plus difficile a été de trouver des éléments informatifs correspondant à l’âge de l’élève (6e).

A nouveau, j’ai suivi la trame utilisée pour les scénarios précédents, à savoir :

  • Demander à l’élève de formuler (à l’écrit si possible) les raisons pour lesquelles il est puni.
  • Lui fournir une documentation (textes de loi, articles de presse illustrant des faits identiques …) simple et compréhensible, aider sa lecture via des questions fermées ou des QCM afin de l’aider à comprendre en quoi son comportement est répréhensible.
  • Lui demander une tâche finale à destination de la personne lésée ou de la communauté dans son ensemble.

Voici les deux punitions :

My spelling bee card

Un spelling bee (terme anglais signifiant « concours d’orthographe ») est une compétition dans laquelle les participants doivent épeler un grand nombre de mots choisis à l’avance, de plus en plus difficiles.

Dans le cadre d’un cours d’anglais 6e, une collègue enseignante a eu l’idée d’organiser un spelling bee au sein de sa classe. Chaque élève va donc choisir un mot en anglais et le faire épeler à ses camarades. Pour animer le jeu, chacun devra, en amont de la compétition, concevoir des cartes reprenant les points suivants :

  • Le mot correctement orthographié
  • Sa phonétique
  • Sa nature grammaticale
  • Sa définition
  • Une phrase où le mot est utilisé
  • Une illustration respectant le droit d’auteur

J’interviens dans la conception de la carte à 3 moments :

Pour ce faire, j’ai conçu un genial-ly à projeter en classe, qui reprend les points présentés dans le document distribué aux élèves :

Compter deux heures pour mener l’activité et faire manipuler les élèves.

Concevoir une fiche métier simple

Dans le cadre d’un partenariat sur l’année avec une professeure de SEGPA, je co-interviens 1 heure par semaine face à une classe de 4e SEGPA. Notre objectif est double : travailler les compétences de français et de recherche documentaire ET les aider à faire face à leur orientation scolaire. Nous avons donc décidé de les faire travailler sur les métiers de leur entourage proche et, à partir des témoignages recueillis et de recherches complémentaires, leur faire rédiger des fiches métiers simplifiées qui seront regroupées dans un document papier et numérique.

Ces fiches seront simples et respectueuses des compétences de lecture et de compréhension de nos élèves. Elles comprendront peu de textes, des illustrations (dont une photo respectueuse du droit à l’image) et un QR code renvoyant à une interview en ligne du professionnel.

Ce faisant, les compétences travaillées par les élèves sont multiples puisque, par exemple, l’oral (interview) va être présent en plus des compétences évoquées précédemment.

Voici la toute première étape du projet, la découverte des fiches métiers :

Les femmes s’exposent à Houlgate, 2021

Avec mes deux collègues, co-responsables de l’option médias dans mon collège, nous amenons nos 4es visiter une exposition photographique dont c’est actuellement la 4e édition : Les femmes s’exposent. Il s’agit d’une exposition qui met à l’honneur des femmes photographes professionnelles.

Il est d’ailleurs très intéressant de voir que sur les panneaux de présentation, à l’entrée de chaque expo, la question « Que signifie être une femme photographe pour vous ? » est posée et que chaque professionnelle a apporté sa réponse.

Et il est très agréable de déambuler d’expo en expo, et de finir par le front de mer : admirer des clichés, les pieds dans le sable, le rêve ! Inutile de préciser à quel point nous avons hâte de partager un tel moment avec nos élèves.

Ces derniers seront munis d’un questionnaire, construit après une première visite, tant il est important de s’imprégner des photographies pour réussir à proposer un parcours adapté au niveau de nos élèves, et ainsi éviter certaines expositions nécessitant des connaissances en histoire et en géo-politique que des ados de 14-15 ans ne possèdent pas.

Livret élève :

Toi + moi + eux = les réseaux sociaux. Actualisation.

Actualisation de l’ancien questionnaire utilisé dans mes séances de sensibilisation à l’utilisation des réseaux sociaux.

En effet, le monde des réseaux sociaux évolue vite, que ce soit avec l’émergence de nouveaux réseaux type Tik tok, la chute de géants, en tout cas chez nos élèves, tels que Facebook… en passant par une législation prenant de plus en plus en compte l’importance de protéger les plus jeunes des dérives ou des risques liés à l’utilisation de ces médias en ligne.

Le questionnaire reste en trois parties :

  • 1 présentation commune à l’ensemble des élèves portant principalement sur leur définition personnelle de la notion « vie privée ».
  • 1 questionnaire pour les élèves n’étant inscrits sur aucun réseau social.
  • 1 questionnaire pour les élèves étant inscrit sur au moins un réseau social (liste fournie pour éviter erreur de positionnement).

J’ai actualisé ce questionnaire à la demande d’une professeure principale de 6e. Pour y accéder, téléchargez le document ci-dessous :

Voici le diaporama support utilisé pendant la séance de 2 heures face aux élèves ayant répondu au questionnaire :

Kaléidoscope : émission webradio spéciale réseaux sociaux

En amont d’une émission de webradio portant sur la problématique :  » Comment sécuriser son environnement numérique afin de dynamiser l’influence des réseaux sociaux sur la vie quotidienne, sur le rapport au monde et aux autres ? « , j’ai conçu un questionnaire afin de permettre à des élèves de 3e de réfléchir à leur propre utilisation des réseaux.

Ce questionnaire a ensuite servi comme point de départ d’un débat très intéressant à l’issue duquel les élèves ont choisi des sujets plus précis, toujours en rapport avec la problématique, et ont rédigé des chroniques radiophoniques. En amont, je leur avais rappelé les bases de l’écriture journalistique (dont la nécessité de choisir un angle) et les spécificités des genres radiophoniques. Cela a été d’autant plus simple que plusieurs élèves de cette classe participent à l’option médias et avaient donc déjà participé à un projet web-radio.

Avec ma collègue de français, cela a été pour nous l’occasion de travailler les compétences suivantes :

  • EMI : « Utiliser les médias de manière responsable » « Produire, communiquer, partager des informations »
  • Français : Vivre en société, participer à la société – Dénoncer les travers de la société (réutiliser également des notions vues lors de la séquence sur l’écriture de soi)
    • Oral « Participer de façon constructive à des échanges oraux » ; « Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole »
    • Écrit : « Exploiter les principales fonctions de l’écrit »
    • Étude de la langue : « Connaître les différences entre l’oral et l’écrit »

Le travail de présentation du projet, de recherche et d’écriture a pris 12 heures (français + AP français). Pour faciliter le travail de recherche, les élèves ont travaillé, par groupes, à partir de corpus de liens et d’articles spécifiques pour chaque sujet.

Une fois les chroniques rédigées (et corrigées), les pré-enregistrés prêts, les élèves ont eu tout juste le temps avant le confinement de répéter lors d’un filage avant de finaliser l’enregistrement de leur émission que nous avons choisi de nommer Kaléidoscope.

Si vous voulez les écouter : https://pod.ac-normandie.fr/video/11027-kaleidoscope-emission-speciale-reseaux-sociaux/

Etudier une infox pour en comprendre le mécanisme

Une collègue de français de 4e m’a sollicitée pour l’aider à enclencher une séance d’écriture journalistique de fausses nouvelles. Toutes les infox rédigées seront ensuite regroupée au sein d’un même journal.

J’ai donc imaginé une séance traditionnelle de présentation des bases de l’écriture journalistique ( 5W, pyramide inversée …) avec, comme article référent, un article du site « parodique, satirique, anxiogène et sans gêne » Science Info (Ici) : « Google Home View : l’intérieur de vos logements bientôt cartographié par les nouvelles caméras scanner des voitures Google« 

L’analyse de l’article s’est ensuite soldée par un débat très intéressant pendant lequel les élèves ont rélféchi aux raisons pour lesquelles ils s’étaient faits avoir.

A l’issue de cette séance, les élèves se sont lancés dans la rédaction de leurs fake news

Pour lire Informanews, le journal réalisé pour mettre en valeur le travail des élèves, il vous suffit d’ouvrir ce lien Calaméo .

Evaluer la crédibilite d’une information en ligne

En 4e, deux collègues de français m’ont demandé de les aider à travailler la notion d’infox avec leurs élèves, profitant de ce thème pour les lancer dans un travail d’écriture journalistique.

Pour clôturer ce chapitre, je leur ai proposé de demander à leurs élèves d’évaluer la crédibilité d’une information en ligne à partir de deux articles, l’un vrai mais portant sur une information insolite, l’autre faux (infox).

Chaque élève reçevra donc un corpus de deux textes. Chaque corpus est différent : il y en a 25, soit un total de 50 articles.

Ce corpus est accompagné d’une fiche élève avec une grille d’évaluation basée sur les travaux de Gilles Sahut tels qu’il nous les a présentés, le 16 mars, lors de la JA des professeurs documentalistes de l’Académie de Normandie dont le sujet était « Face à l’information : quelles compétences critiques ? »

Gilles Sahut a alors expliqué qu’il existe deux modes de traitement et d’évaluation de l’information. Ces deux modes sont complémentaires

1/ Système heuristique : basé sur l’apparence.
Il permet une évaluation rapide mais superficielle de l’information.
Ce mode se décompose en 5 points :
– Le visuel : quelle est l’apparence globale du site ? Son design visuel inspire-t-il confiance ?
– L’expérience : est-ce une source que j’ai déjà consultée et qui m’a apporté satisfaction ?
– La réputation : l’énonciateur de l’information est-il respectable ? Quelle est la clé de l’URL du site ? Quelle(s) information(s) me donne-t-elle ?
– L’auto-confirmation : ce site correspond-il à mes convictions ? Suis-je dans ma bulle informationnelle ?
– L’expertise : qui est l’auteur ? Quelle est sa valeur ?

2/ Système logique : basé sur l’analyse.
Il s’agit d’une évaluation approfondie de l’information, partant du principe que la validité d’une information ne dépend ni de son apparence et ni celle du site sur lequelle elle est disponible. Gilles Sahut a donné deux exemples : le compte Twitter officiel de Trump et la propagande de Daesh qui joue sur des codes esthétiques qui attirent les jeunes.
Ce mode implique le croisement des sources.

CORPUS : chaque article est nommé succintement par un mot clé, pour connaître vraiment son titre et son contenu, il faut le télécharger.

Corpus d’informations insolites mais vraies :

Corpus d’informations fausses = infox :

Ecrire pour être lu

Dans le cadre de mes activités au sein du CLEMI Basse Normandie, antenne de Caen, j’ai été amenée à animer un atelier « Créer un journal scolaire : écrire pour être lu » dans une école primaire du Calvados, face à des classes allant du CE2 au CM2.

Chaque atelier ne durant qu’une heure, j’ai condensé le maximum d’informations sur un diaporama laissé ensuite à disposition des enseignants, à charge pour eux d’approfondir les points qu’ils jugeraient nécessaires avec leurs élèves, sachant qu’une seconde visite est prévue, après la rédaction des articles, pour aider l’équipe à finaliser leur journal papier.

Voici les différents points abordés :

  • Qu’est-ce qu’un journal scolaire ? Discussion avec les élèves qui avaient à disposition des exemplaires de journaux faits par des établissements de l’académie ayant participé au concours Médiatiks ces dernières années.
  • Rappel de la nécessité d’un travail d’équipe (comité de rédaction) pour choisir le lectorat, l’identité visuelle du journal (titre, charte graphique …), la ligne éditoriale et les rubriques.
  • Rôle des rédacteurs / journalistes : choix d’un sujet, de son angle et de son genre journalistique.
  • Rappel des étapes essentielles pour écrire un article, en particulier les phases recherche d’information et vérification des sources.
  • Point sur l’écriture journalistique : structure d’un article / 5W et la la pyramide inversée …
  • Place de l’illustration et focus sur le droit d’auteur.