Les femmes s’exposent à Houlgate, 2021

Avec mes deux collègues, co-responsables de l’option médias dans mon collège, nous amenons nos 4es visiter une exposition photographique dont c’est actuellement la 4e édition : Les femmes s’exposent. Il s’agit d’une exposition qui met à l’honneur des femmes photographes professionnelles.

Il est d’ailleurs très intéressant de voir que sur les panneaux de présentation, à l’entrée de chaque expo, la question « Que signifie être une femme photographe pour vous ? » est posée et que chaque professionnelle a apporté sa réponse.

Et il est très agréable de déambuler d’expo en expo, et de finir par le front de mer : admirer des clichés, les pieds dans le sable, le rêve ! Inutile de préciser à quel point nous avons hâte de partager un tel moment avec nos élèves.

Ces derniers seront munis d’un questionnaire, construit après une première visite, tant il est important de s’imprégner des photographies pour réussir à proposer un parcours adapté au niveau de nos élèves, et ainsi éviter certaines expositions nécessitant des connaissances en histoire et en géo-politique que des ados de 14-15 ans ne possèdent pas.

Livret élève :

Toi + moi + eux = les réseaux sociaux. Actualisation.

Actualisation de l’ancien questionnaire utilisé dans mes séances de sensibilisation à l’utilisation des réseaux sociaux.

En effet, le monde des réseaux sociaux évolue vite, que ce soit avec l’émergence de nouveaux réseaux type Tik tok, la chute de géants, en tout cas chez nos élèves, tels que Facebook… en passant par une législation prenant de plus en plus en compte l’importance de protéger les plus jeunes des dérives ou des risques liés à l’utilisation de ces médias en ligne.

Le questionnaire reste en trois parties :

  • 1 présentation commune à l’ensemble des élèves portant principalement sur leur définition personnelle de la notion « vie privée ».
  • 1 questionnaire pour les élèves n’étant inscrits sur aucun réseau social.
  • 1 questionnaire pour les élèves étant inscrit sur au moins un réseau social (liste fournie pour éviter erreur de positionnement).

J’ai actualisé ce questionnaire à la demande d’une professeure principale de 6e. Pour y accéder, téléchargez le document ci-dessous :

Voici le diaporama support utilisé pendant la séance de 2 heures face aux élèves ayant répondu au questionnaire :

Kaléidoscope : émission webradio spéciale réseaux sociaux

En amont d’une émission de webradio portant sur la problématique :  » Comment sécuriser son environnement numérique afin de dynamiser l’influence des réseaux sociaux sur la vie quotidienne, sur le rapport au monde et aux autres ? « , j’ai conçu un questionnaire afin de permettre à des élèves de 3e de réfléchir à leur propre utilisation des réseaux.

Ce questionnaire a ensuite servi comme point de départ d’un débat très intéressant à l’issue duquel les élèves ont choisi des sujets plus précis, toujours en rapport avec la problématique, et ont rédigé des chroniques radiophoniques. En amont, je leur avais rappelé les bases de l’écriture journalistique (dont la nécessité de choisir un angle) et les spécificités des genres radiophoniques. Cela a été d’autant plus simple que plusieurs élèves de cette classe participent à l’option médias et avaient donc déjà participé à un projet web-radio.

Avec ma collègue de français, cela a été pour nous l’occasion de travailler les compétences suivantes :

  • EMI : « Utiliser les médias de manière responsable » « Produire, communiquer, partager des informations »
  • Français : Vivre en société, participer à la société – Dénoncer les travers de la société (réutiliser également des notions vues lors de la séquence sur l’écriture de soi)
    • Oral « Participer de façon constructive à des échanges oraux » ; « Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole »
    • Écrit : « Exploiter les principales fonctions de l’écrit »
    • Étude de la langue : « Connaître les différences entre l’oral et l’écrit »

Le travail de présentation du projet, de recherche et d’écriture a pris 12 heures (français + AP français). Pour faciliter le travail de recherche, les élèves ont travaillé, par groupes, à partir de corpus de liens et d’articles spécifiques pour chaque sujet.

Une fois les chroniques rédigées (et corrigées), les pré-enregistrés prêts, les élèves ont eu tout juste le temps avant le confinement de répéter lors d’un filage avant de finaliser l’enregistrement de leur émission que nous avons choisi de nommer Kaléidoscope.

Si vous voulez les écouter : https://pod.ac-normandie.fr/video/11027-kaleidoscope-emission-speciale-reseaux-sociaux/

Etudier une infox pour en comprendre le mécanisme

Une collègue de français de 4e m’a sollicitée pour l’aider à enclencher une séance d’écriture journalistique de fausses nouvelles. Toutes les infox rédigées seront ensuite regroupée au sein d’un même journal.

J’ai donc imaginé une séance traditionnelle de présentation des bases de l’écriture journalistique ( 5W, pyramide inversée …) avec, comme article référent, un article du site « parodique, satirique, anxiogène et sans gêne » Science Info (Ici) : « Google Home View : l’intérieur de vos logements bientôt cartographié par les nouvelles caméras scanner des voitures Google« 

L’analyse de l’article s’est ensuite soldée par un débat très intéressant pendant lequel les élèves ont rélféchi aux raisons pour lesquelles ils s’étaient faits avoir.

A l’issue de cette séance, les élèves se sont lancés dans la rédaction de leurs fake news

Pour lire Informanews, le journal réalisé pour mettre en valeur le travail des élèves, il vous suffit d’ouvrir ce lien Calaméo .

Evaluer la crédibilite d’une information en ligne

En 4e, deux collègues de français m’ont demandé de les aider à travailler la notion d’infox avec leurs élèves, profitant de ce thème pour les lancer dans un travail d’écriture journalistique.

Pour clôturer ce chapitre, je leur ai proposé de demander à leurs élèves d’évaluer la crédibilité d’une information en ligne à partir de deux articles, l’un vrai mais portant sur une information insolite, l’autre faux (infox).

Chaque élève reçevra donc un corpus de deux textes. Chaque corpus est différent : il y en a 25, soit un total de 50 articles.

Ce corpus est accompagné d’une fiche élève avec une grille d’évaluation basée sur les travaux de Gilles Sahut tels qu’il nous les a présentés, le 16 mars, lors de la JA des professeurs documentalistes de l’Académie de Normandie dont le sujet était « Face à l’information : quelles compétences critiques ? »

Gilles Sahut a alors expliqué qu’il existe deux modes de traitement et d’évaluation de l’information. Ces deux modes sont complémentaires

1/ Système heuristique : basé sur l’apparence.
Il permet une évaluation rapide mais superficielle de l’information.
Ce mode se décompose en 5 points :
– Le visuel : quelle est l’apparence globale du site ? Son design visuel inspire-t-il confiance ?
– L’expérience : est-ce une source que j’ai déjà consultée et qui m’a apporté satisfaction ?
– La réputation : l’énonciateur de l’information est-il respectable ? Quelle est la clé de l’URL du site ? Quelle(s) information(s) me donne-t-elle ?
– L’auto-confirmation : ce site correspond-il à mes convictions ? Suis-je dans ma bulle informationnelle ?
– L’expertise : qui est l’auteur ? Quelle est sa valeur ?

2/ Système logique : basé sur l’analyse.
Il s’agit d’une évaluation approfondie de l’information, partant du principe que la validité d’une information ne dépend ni de son apparence et ni celle du site sur lequelle elle est disponible. Gilles Sahut a donné deux exemples : le compte Twitter officiel de Trump et la propagande de Daesh qui joue sur des codes esthétiques qui attirent les jeunes.
Ce mode implique le croisement des sources.

CORPUS : chaque article est nommé succintement par un mot clé, pour connaître vraiment son titre et son contenu, il faut le télécharger.

Corpus d’informations insolites mais vraies :

Corpus d’informations fausses = infox :

Ecrire pour être lu

Dans le cadre de mes activités au sein du CLEMI Basse Normandie, antenne de Caen, j’ai été amenée à animer un atelier « Créer un journal scolaire : écrire pour être lu » dans une école primaire du Calvados, face à des classes allant du CE2 au CM2.

Chaque atelier ne durant qu’une heure, j’ai condensé le maximum d’informations sur un diaporama laissé ensuite à disposition des enseignants, à charge pour eux d’approfondir les points qu’ils jugeraient nécessaires avec leurs élèves, sachant qu’une seconde visite est prévue, après la rédaction des articles, pour aider l’équipe à finaliser leur journal papier.

Voici les différents points abordés :

  • Qu’est-ce qu’un journal scolaire ? Discussion avec les élèves qui avaient à disposition des exemplaires de journaux faits par des établissements de l’académie ayant participé au concours Médiatiks ces dernières années.
  • Rappel de la nécessité d’un travail d’équipe (comité de rédaction) pour choisir le lectorat, l’identité visuelle du journal (titre, charte graphique …), la ligne éditoriale et les rubriques.
  • Rôle des rédacteurs / journalistes : choix d’un sujet, de son angle et de son genre journalistique.
  • Rappel des étapes essentielles pour écrire un article, en particulier les phases recherche d’information et vérification des sources.
  • Point sur l’écriture journalistique : structure d’un article / 5W et la la pyramide inversée …
  • Place de l’illustration et focus sur le droit d’auteur.

Jouons la « carte postale » de la fraternité

Cette année, je fais participer une classe de SEGPA à l’opération « Jouons la carte de la fraternité » proposée par la Ligue de l’enseignement. Il s’agit d’une opération de sensibilisation au respect et à la tolérance sur la base d’ateliers d’écriture et d’analyse de photographies.

L’enseignant de français de cette classe de 5e va, à l’issue de mon intervention, faire écrire des petits textes poétiques à ses élèves. Ces textes seront ensuite recopiés sur des cartes postales puis envoyés à une autre classe de SEGPA de notre bassin d’éducation.

Chaque année, 6 photographies sont proposées et reproduites sur les cartes postales fournies. En prime, la Ligue de l’enseignement fournit un dossier pédagogique très riche. A partir de ce dernier, j’ai conçu une séance de découverte et d’analyse des photographies basée sur le cheminement suivant :

  • Ce que nous savons de cette photographie (titre, auteur, contexte de prise de vue)
  • Ce que nous voyons sur cette photographie (plans, lignes de fuite …)
  • Ce que nous en déduisons à partir des impressions et émotions ressenties.

Suite à ce travail, les élèves ont rédigé, en cours de français, un acrostiche à partir d’un des mots utilisés pour exprimer l’émotion ressentie. Voici leurs travaux, avec une graphie parfois très maladroite … qui ne gâche pas la qualité de leurs textes.

Le fait divers à la sauce fantastique

Image par Valter Cirillo de Pixabay 

Dans le cadre de la partie du programme de français en 4e, « Informer, s’informer, déformer », j’ai monté une séance en co-animation avec une collègue de lettres autour des faits-divers.

Voici comment s’articule cette séance :

  • Rappel des caractéristiques d’un fait divers, y compris de la photographie de presse pouvant accompagner l’article. (Prof doc)
  • Réflexion sur la structure de l’article : titre, intertitres, témoignages, 5W. (Prof doc)
  • Rappel des points de langue inhérents à l’écriture journalistique (Prof de français).
  • Focus sur un des 5W, le « Why ? » : comment intégrer une donnée fantastique dans le fait divers ? Idée : via un témoignage. Travail à partir de l’exemple déjà utilisé pour la structure. (Prof doc + Prof de français).
  • Présentation de 5 articles de faits divers. Travail de groupe. Chaque duo choisit un article et insère un élément fantastique.
  • Tâche finale : enregistrement (studio de webradio) pour chaque fait divers, de l’article original et de sa version fantastique. Mise à disposition des podcasts avec défi : quelle est la bonne version ?

Compétences EMI ciblées :

  • Utiliser les médias et les informations de manière autonome : Se familiariser avec les différents modes d’expression des médias en utilisant leurs canaux de diffusion.
  • Exploiter l’information de manière raisonnée : Distinguer les sources d’information, s’interroger sur la validité et sur la fiabilité d’une information, son degré de pertinence. / Apprendre à distinguer subjectivité et objectivité dans l’étude d’un objet médiatique. / Découvrir des représentations du monde véhiculées par les médias.
  • Produire, communiquer, partager des informations : Participer à une production coopérative multimédia en prenant en compte les destinataires. / S’engager dans un projet de création et publication sur papier ou en ligne utile à une communauté d’utilisateurs dans ou hors de l’établissement qui respecte droit et éthique de l’information.

Chroniques audio : « Toutes des championnes ! »

La situation sanitaire oblige les enseignants d’EPS à faire cours à l’extérieur … L’occasion rêvée de proposer (ou de se voir proposer, ce qui est mon cas) à nos collègues des séances de recherches documentaires autour de sujets sportifs.

Une de mes collègue m’a donc sollicitée pour travailler sur le thème des femmes dans le sport avec ses élèves de 6e. Après réflexion commune, nous avons défini un calendrier (2 heures hebdomadaires jusqu’au vacances de février) et une tâche finale précise : enregistrer un court portrait d’une sportive puis diffuser ce podcast sur la chaîne POD du collège.

Voici mes objectifs de séance :

  • Utiliser un moteur de recherche (les élèves doivent associer 24 noms de sportives à 24 sports différents).
  • Comprendre la nécessité de réfléchir aux informations nécessaires et de les verbaliser pour bien cerner la consigne avant de commencer à chercher.
  • Savoir lire et extraire l’information d’un article de wiki. Là, nous allons orienter nos élèves vers wikipédia (rappel de ce qu’est un wiki + fiabilité des sources), choisi malgré la complexité de certains de ses articles, mais pour les sportives choisies, les articles sont assez à très courts et quasiment tous sont accompagnés d’un tableau récapitulatif).
  • Utiliser les 5W.
  • Travailler le droit à l’image, chaque podcast devant être illustré. Avantage là des illustrations trouvées sur un wiki.
  • Travailler l’éloquence.

Pour faciliter le travail des élèves (et le nôtre !), nous avons décidé de donner aux élèves une trame narrative à suivre pour rédiger leur portrait final (voir page 5 de la fiche élève).

Podcasts : https://pod.ac-normandie.fr/college-jean-monnet-flers/toutes-des-championnes/

Vive les BAD !

Depuis fin novembre, je n’ai jamais eu un CDI aussi bien rangé ! Avec accord du chef d’établissement, et sous condition bien sûr du respect absolu des gestes barrières, la BAD, brigade des aides documentalistes (merci à la collègue qui m’a, sur Facebook, soufflé l’idée de cet acronyme) est de retour !

Comment cette brigade fonctionne-t-elle ?

  • Sur la base du bénévolat et de l’envie d’aider ! Les élèves (5 filles de 5e) sont venues me solliciter.
  • Formation obligatoire en amont, en particulier, rappel du classement des livres dans le CDI et de la manière de couvrir un livre. A ce niveau, elles ont des doigts de fées.
  • Elles viennent aux récréations de l’après-midi (CDI fermé aux autres élèves) et sur certaines heures où la distanciation est possible avec le groupe présent au CDI (peu d’élèves, cours dans une partie précise du CDI …).

Quelles missions ?

Ranger les livres, les couvrir, retrouver les ouvrages nécessitant soit des réparations, soit un nouveau coup de tampon, voir un enregistrement sur la base. Actuellement, j’actualise la base et je vais ENFIN utiliser esidoc. Dès que possible, je formerai deux des BAD à la gestion des prêts. Elles en meurent d’envie ! Parfois, elles décorent aussi le tableau blanc du CDI …

Comment les valoriser ?

  • Elles sont prioritaires pour venir au CDI sur les créneaux réservés à leurs classes ou à leur niveau (récréation du matin et pause méridienne, une fois par semaine).
  • Je leur ai fait faire un badge « officiel » répondant àj leurs critères esthétiques de jeunes ados (voir plus haut) ! Hâte de le leur remettre !
  • J’ai obtenu du chef d’établissement que les compétences liées au vivre-ensemble leur soient validées à la fin de leur 3e.
  • Quand un représentant vient et que l’enseignant qui les a en cours à ce moment est d’accord, je leur propose de participer à la rencontre et leur accorde un mini budget à dépenser. Impressionnant alors leur sérieux et leur quasi-professionnalisme !